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Suis-je en ménopause ?

Les prémices…, les doutes…, les premiers symptômes

Un été, alors que j’avais 45 ans, j’ai commencé à me réveiller en sueur pendant la nuit, j’étais trempée et ce plusieurs fois de suite durant une semaine. J’étais dans le sud de la France au mois de juillet, je me suis d’abord dit que c’était normal, il faisait chaud… Puis quelque temps après je me suis posé la question : “est-ce que je ne serais pas en train de commencer la ménopause?”. Tout en espérant fortement que ce ne soit pas le cas…

Je n’avais pas d’autres symptômes à l’époque, j’en ai parlé à ma mère qui m’a tout de suite dit “c’est peut-être le début de la ménopause”. Je n’étais pas ravie et je me suis convaincue que ce n’était pas cela parce que cette période ne m’enchantait pas du tout, et j’avais l’impression de basculer dans le 3e âge alors que je me sentais encore jeune ! Et je l’étais, j’étais juste influencée par cette perception négative que nous avons de la ménopause.

Quelques mois plus tard, je sentais des vagues de tristesse m’envahir sans raison, j’avais lu quelque part que cela pouvait être lié à la périménopause, cette période de transition avant la ménopause. J’en ai alors parlé à ma gynéco qui m’a tout de suite dit que bien évidemment ce n’était pas ça, “imaginez si toutes les femmes ménopausées étaient en dépression” ! Je me suis sentie un peu ridicule et rassurée à la fois, si la professionnelle disait que ce n’était sûrement pas la ménopause alors chouette !

Sauf que depuis je me suis renseignée car je voulais savoir ce qui m’attendait d’ici quelques années et je me suis rendu compte que oui, j’étais bien en phase de périménopause.

Périménopause, kesako ?

La périménopause est une phase de transition avant la ménopause. Elle commence en général à 45 ans, voire même avant pour certaines femmes, et dure en moyenne 4 ou 5 ans. C’est le moment où les hormones féminines, les oestrogènes et la progestérone, commencent à fluctuer. On a toujours nos règles, c’est ce qui est perturbant car on a des symptômes et on se dit “ça ne peut pas être la ménopause, j’ai mes règles”. Or si, c’est bel et bien le cas.

Il existe 2 phases dans la périménopause

Lors de la phase 1, c’est d’abord la progestérone qui va baisser, cette hormone qui nous apporte un apaisement, nous aide à nous endormir et qui nous aide à déstocker les graisses. C’est pourquoi en péri ménopause on commence à avoir des problèmes de sommeil et de prise de poids puisqu’elle n’est plus là.

Les oestrogènes fluctuent, ce qui va entraîner une irrégularité dans les cycles menstruels avec des saignements plus ou moins abondants. On peut aussi ressentir les premières bouffées de chaleur, le syndrome prémenstruel se voit accentué, on peut avoir mal aux seins et faire de la rétention d’eau.


Lors de la phase 2, les oestrogènes baissent, les cycles se rallongent et les symptômes deviennent plus intenses : bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sautes d’humeur, fatigue, manque d’énergie et de motivation (les oestrogènes nous apportaient énergie et vitalité).

J’ai créé un schéma pour vous montrer ces fluctuations :

La ménopause : la date anniversaire

Ensuite vient la ménopause, la date qui marque l’absence de règles pendant 12 mois consécutifs. Le mot ménopause désigne en fait cette date “anniversaire”, le moment où nos fonctions reproductives cessent définitivement.

L’âge moyen de la ménopause est de 51 ans.

On parle de ménopause artificielle quand une femme est ménopausée suite à une opération ou un traitement (en cas de cancer, endométriose sévère, kystes ovariens graves, complications d’hystérectomie). Contrairement à la ménopause naturelle, elle est rapide et les symptômes sont immédiats et intenses.

On parle de ménopause précoce quand une femme est ménopausée avant 40 ans, ce la représente 1% des femmes.

La post ménopause : un nouvel équilibre hormonal

La post ménopause la période qui commence après l’arrêt définitif des règles. Les symptômes s’installent sur une période déterminée (qui peut durer quelques années) et l’organisme s’adapte à un nouvel équilibre hormonal.

C’est une phase de stabilisation : quand certains symptômes vont diminuer (les bouffées de chaleur, l’irritabilité, le sommeil perturbé car les hormones ont cessé de fluctuer) d’autres peuvent perdurer quelques années (sécheresse vaginale et modification de la silhouette car le niveau des oestrogènes reste bas).

Ces périodes de périménopause, ménopause et post ménopause signifient de gros changements physiques et physiologiques avec un impact significatif sur tout l’organisme.

En effet, la baisse des hormones a un impact sur : 

  • la densité osseuse avec un risque d’ostéoporose accru. Entre 40 et 70 ans, une femme perd en moyenne environ 40% de sa masse osseuse comme c’est expliqué dans cet article du Laboratoire Lescuyer.
  • les tissus musculaires avec une réduction de la masse musculaire
  • le système cardiovasculaire avec une augmentation du risque cardiovasculaire (hypertension, augmentation du cholestérol, surpoids…)
  • la peau et les muqueuses : sécheresse, amincissement, perte d’élasticité et cicatrisation ralentie
  • l’équilibre psychique : fluctuations de l’humeur, risques d’anxiété, brouillard mental
  • le sommeil avec une perturbation des cycles veille / sommeil
  • le système vasomoteur avec l’apparition de bouffées de chaleur et sueurs nocturnes

Il y aussi potentiellement une perte de motivation et de libido, des douleurs articulaires. Il existe aussi des symptômes moins connus : maux de tête, vertiges, fourmillements, acouphènes, constipation, ballonnements, troubles digestifs, mauvaise haleine, saignement des gencives, sécheresse oculaire, muqueuse vulvaire plus fine, infections récurrentes.

Pas de panique ! Vu comme ça le tableau peut paraître très sombre mais on est toutes différentes et les symptômes varient beaucoup d’une femme à l’autre. Ce que j’ai retenu au fil de mes lectures c’est que ce n’est pas une fatalité. Grâce à une meilleure compréhension de ce qu’il se passe dans notre corps et à des approches naturelles, vivre une ménopause épanouie est possible ! J’en parlerai dans mes prochains articles. Et puis n’oubliez pas qu’on en a fini avec les règles douloureuses et le SPM 😉 Alors oui il y a du positif 🙂

Conclusion : je suis bien en périménopause

En apprenant ce qu’il se passait dans le corps d’une femme à la ménopause et les symptômes associés, j’ai eu la confirmation que j’étais bien en périménopause. Je dois dire que de le savoir m’a mis un petit coup au moral et en même temps, j’ai vu qu’il existait des solutions et que j’avais les moyens d’agir pour alléger mes symptômes.

Le fait de comprendre ce qu’il se passait dans mon corps allait me permettre de devenir actrice de mon bien être. Car oui, il est possible de bien vivre sa ménopause en prenant soin de soi et en faisant attention à son hygiène de vie. 

Dans tous les cas, si vous souffrez de l’un ou plusieurs des symptômes, n’hésitez pas à en parler, il existe des solutions pour retrouver énergie et sérénité. Un accompagnement personnalisé peut vous aider à le détecter ce qui bloque pour agir en conséquence.

Comme c’est le cas en Asie, il est temps de voir la ménopause comme un 2e printemps et de tout mettre en place pour profiter pleinement des 30-40 prochaines années !

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